Méditation Biblique
30ème dimanche du temps ordinaire

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24 octobre 2021 – 30ème dimanche du TO – Année B

 

Dimanche dernier Jésus nous a montré son chemin vers la gloire, le chemin qui demande une foi ferme et une confiance sans relâche en Dieu ; ce que les disciples n’ont pas pu comprendre. Et aujourd’hui, dans notre évangile, nous avons une preuve de la puissance de la foi, celle que Jésus voudrait solliciter aussi en nous.

Cet aveugle, Bartimée, et le prophète Jérémie (dans la 1ère lecture), sont des figures qui savent comment tenir leur espérance malgré tout. La première lecture montre pourquoi on a l’espérance et est une invitation à la garder pour toujours. « Poussez des cris de joie ! » Malgré le fait que la plupart d’Israël était déporté en exil, le prophète exhortait le peuple à garder toujours l’espérance dans la promesse de Dieu. Garder l’espérance en Dieu car il est le Dieu vivant, le Père tendre et miséricordieux de tout, le Dieu qui entend les cris de tous ceux qui l’appellent. Et dans l’évangile, malgré une vive hostilité de l’entourage du Maître qui le rabrouait pour le faire taire, Bartimée crie encore plus fort vers Jésus, son espérance et Jésus ne l’ont pas déçu !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cri de ce pauvre aveugle est un acte de foi remarquable et montre une confiance incroyable. Rappelons-nous que Jésus est sur le point d’entrer à Jérusalem où sa passion l’attend ; ce qu’il a annoncé à ses disciples qui n’ont toujours pas compris. Ils ont des yeux ouverts mais ne peuvent pas voir comme cet aveugle Bartimée. « Fils de David, prends pitié de moi ! » Bartimée proclame sa foi en Jésus, le Messie de Dieu. Toute la foule suit Jésus mais en réalité, ils ne savent pas où ils vont et leurs yeux ne voient pas toujours qui est vraiment Jésus. Donc, ils ont empêché Bartimée d’importuner Jésus sur son chemin.

Malgré tout, Jésus entend ce cri de Bartimée et il l’appelle. Le centre de ce miracle est merveilleux. Bartimée, un aveugle qui, en entendant le Maître l’appeler, jette son manteau, l’unique possession qu’il a, bondit et court vers Jésus, comme s’il n’était pas aveugle. Il était aveugle, oui, il était considéré pécheur et exclus de la société ; mais appelé par Jésus, en jetant son manteau, il quitte et rejette son statut ancien et approche Dieu avec une nouvelle attitude dans la joie. Jésus voit bien ce dont Bartimée a besoin, pourtant, il lui demande ce qu’il veut que lui-même fasse en sa faveur : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Dès le début il a confiance et obtient ce en quoi il croit. :« Vas, ta foi ta sauvé ! » plus que cela, que le recouvre de sa vue, il fait maintenant partie de la communauté des rachetés établie par Jésus.

Chers frères et sœurs, dans des temps perturbés de notre vie, nous nous trouvons parfois dans des situations comme le prophète Jérémie et l’aveugle Bartimée. Comment réagissons-nous ? Les lectures nous exhortent à garder notre confiance dans le Seigneur qui se laisse atteindre par tous ceux qui crient vers lui. Bartimée a fait confiance et obtient ce qu’il a demandé ; sommes-nous capables de faire confiance ?

Dans notre société il y a toujours beaucoup de personnes marginalisées, exclues et mises au bord du chemin, comme Bartimée. Comment agissons-nous en face de ces Bartimée actuels ? Comme la foule de l’évangile ou plutôt comme Jésus ? Nous risquons de réagir comme la foule à travers notre indifférence qui ne nous permet pas d’entendre leur cri. Nous sommes des « nouveaux prêtres » dont la lettre aux Hébreux parle, qui devraient intercéder pour que chaque cri de nos frères et sœurs en détresse soit entendu. Nous sommes invités à agir comme Jésus qui accueille et responsabilise les démunis et les exclus de la société. La mission est maintenant à nous tous, comment répondons-nous à cet appel de Dieu ?

Malgré le fait que nous sommes des êtres humains fragiles et faibles, pour que nous puissions suivre Jésus sur le chemin, Dieu est toujours là pour nous. Il nous invite à lui faire confiance de sorte d’avoir l’expérience de sa miséricorde et son amour comme Bartimée. Et sans cesse il nous sollicite à agir en faveur des petits et des marginaux de la société. Que nous puissions apprendre à vivre avec l’espérance et dans la foi. Que la parole du Seigneur nous redonne le goût pour lui demander d’ouvrir nos yeux et nos cœurs aux Bartimée de notre temps.

 

p. Thomas

Nous voyons que ce Bartimée, aveugle, est un mendiant assis au bord du chemin. Cela signifie qu’il n’est rien qu’un marginal, une personne exclue par sa société. Sur le chemin du Maître, qui accomplit des merveilles, se trouve un importun qui crie pour le voir. Et la foule se donne le pouvoir de juger qu’il n’est pas digne de voir le maître et ils cherchent à étouffer son cri. Mais Bartimée, qui est sait pourquoi il crie vers Jésus, crie de plus belle.