Un Carême avec le Pape François - 4

par Philippe Boudet, diacre

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UN TEMPS POUR AGIR

Après avoir prié, réfléchi pour « voir » ce qu’il faudrait changer dans nos vies, après avoir « choisi » ce que nous pouvons faire, changer... Ne nous arrêtons pas en chemin ! IL faut « agir » !  

 

Comme le disait le pape Benoît XVI : « le christianisme commence dans la rencontre avec Jésus, une rencontre qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive » ; nous rappelle François.

 

« Un appel à chacun d’entre nous à abandonner l’isolement autodestructeur de l’individualisme, à sortir de ma propre ‘petite lagune’ pour me jeter dans le grand fleuve d’une réalité et d’un destin dont je fais partie mais qui me dépasse. »

On n’est pas chrétien tout seul, on n’est pas seul au monde : « La fraternité est notre frontière ! » « C’est ce que Jésus a fait : il est venu pour renforcer et approfondir les liens d’appartenance : du Peuple de Dieu à Dieu, et des uns aux autres. »

 

« Le temps du Carême est un temps pour espérer, pour tourner de nouveau le regard vers la patience de Dieu qui continue de prendre soin de sa Création, alors même que nous l’avons souvent maltraitée »

« Pendant ce Carême, appliquons-nous à dire « des mots d’encouragements qui réconfortent qui fortifient, qui consolent, qui stimulent » au lieu de « paroles qui humilient, qui attristent, qui irritent, qui dénigrent ».Parfois pour offrir de l’espérance, il suffit d’être « une personne aimable, […], qui laisse de côté ses anxiétés et ses urgences pour prêter attention, pour offrir un sourire, pour dire une parole qui stimule, pour rendre possible un espace d’écoute au milieu de tant d’indifférence ».

« Dans le recueillement et la prière silencieuse, l’espérance nous est donnée comme une inspiration et une lumière intérieure qui éclaire les défis et les choix de notre mission. Voilà pourquoi, il est déterminant de se retirer pour prier (cf. Mt 6, 6) et rejoindre, dans le secret, le Père de toute tendresse. »

« Grâce à l’amour social, il est possible de progresser vers une civilisation de l’amour à laquelle nous pouvons nous sentir tous appelés. La charité, par son dynamisme universel, peut construire un monde nouveau, parce qu’elle n’est pas un sentiment stérile mais la meilleure manière d’atteindre des chemins efficaces de développement pour tous. »

 

« La charité est don. Elle donne sens à notre vie. Grâce à elle, nous considérons celui qui est dans le manque comme un membre de notre propre famille, comme un ami, comme un frère. Le peu, quand il est partagé avec amour, ne s’épuise jamais mais devient une réserve de vie et de bonheur.»

 

 

A suivre…